Les asiatiques se découvrent une nouvelle jeunesse
A cheval entre deux cultures, la deuxième génération originaire d’Asie du Sud-Est cherche son identité, en décalage avec ses parents réfugiés. Transmission d’une histoire douloureuse, désir d’intégration : le passage de témoin se complique.
Une grande statue de Bouddha trône dans la salle de prière. Des tentures rouge et or drapent les murs, où, tout au long de l’année, clignotent des guirlandes électriques. A la pagode Wat Raksmeysamaki de Roubaix, tous les moyens sont bons pour rapeller aux cambodgiens nordistes de ne pas oublier les coutumes de leur pays. Le bonze Nov Sakhan est désemparé :« Nous parlons mal français, nous avons du mal à communiquer avec les jeunes ». La famille de Nhes Vanna fait partie des 700 foyers bouddhistes de la région. Ce fidéle de 47 ans reconnait n’avoir pas appris sérieusement la langue khmère à ses enfants. «Ils comprennent tous quand on parle khmer mais ils nous répondent systématiquement en français ».
Pourtant Vanna, alors qu’il ne l‘a pas fait dans sa propre famille, donne le week-end des cours de khmer à la pagode. Il se justifie : ses deux fils de 14 ans et 17 ans manquent de maturité pour comprendre la culture de leur pays d’origine. «Ils se considèrent à 100% français. Quand je parle du Cambodge, c’est un autre monde pour eux. » Ses enfants sont très pris par leur emploi du temps scolaire, avance-t-il aussi. Pourtant, dans la transmission, le malaise est bien là. Le père de famille est souvent resté muet sur son passé. Quand ses enfants l’ont interrogé sur la guerre du Cambodge, il n’a jamais voulu aller très loin dans le récit de son histoire personnelle. Comme d’autres réfugiés, l’homme est un rescapé du crime de Khmer Rouge. “Il ne faut pas aller dans les détails. La guerre cambodgienne n’est pas si simple. Il ne s’agit pas seulement du massacre commis par le régime de Khmers rouges, il faut remonter à la guerre américaine et à l’époque de Lon Nol (président du pays jusqu’à la prise de pouvoir des Khmers rouges en 1975, NDLR)» Un traumatisme que ces parents cantonnent au passé, pour qu’il ne se perpétue pas. Ils se disent soucieux d’une bonne intégration dans la société française. Et redoutent le communautarisme, le repli sur soi. «L’importance, c’est que mes enfants se sentent bien en France, le pays où ils vivent », résume Vanna.
Une intégration silencieuse
Dans le Nord, l’Asie du Sud-Est est aussi représentée par les Vietnamiens et les Laotiens, deux autres nationalités de l’ex-Indochine française. Trois communautés de réfugiés politiques, qui ont fui dans les années 1970 des territoires déchirés par la guerre civile. Dans leur exil en France, elles ont eu un réflexe commun : s’intégrer, silencieusement. Pour trouver leur place, nombreuses sont les familles qui ont misé sur la réussite scolaire des enfants. Samsen et son épouse Bounhoung sont de ceux-là. Ils ont quitté le Laos en 1978, les larmes aux yeux. C’est la guerre civile qu’ils ont fui : l’arrivée au pouvoir du parti communiste lao en 1975 n’a pas mis pas un terme aux guérillas qui déchiraient le pays. Depuis ils ont eu quatre enfants, tous nés en France.
«Nous essayons de les pousser toujours plus haut », explique la femme, ouvrière intérimaire dans le textile. Leur cadet, Cheao Anu, 21 ans, major de promotion, vient de décrocher son diplôme de licence en commerce international à l’Université catholique de Lille. Une réussite scolaire qui honore ses parents. Mais pour financer ces études, ils ont aussi dû consentir à des prêts, et se sacrifier. « Toute ma vie, j’ai travaillé durement, comme gardien de parking, pour assurer un avenir à mes enfants », confie fièrement Samsen. Son épouse ajoute : « Nos enfants ont été éduqués suivant nos valeurs asiatiques. Je leur ai appris le respect de la hiérarchie familiale ». Les enfants ont suivi les conseils parentaux : les trois aînés sont ingénieurs, bien intégrés dans le monde professionnel mais peu curieux d‘approfondir leur identité asiatique. Cheao Anu, lui, c’est tout le contraire. Il se plaît entre ses deux cultures, française et laotienne. Un temps inquiet, son père apprécie maintenant la particularité de Cheao, “très ouvert avec ses amis à l’université.” Épanoui dans ses études, il a le désir de retourner vers ses racines. Il s’est mis à apprendre à écrire le laotien.
Il n’est pas le seul : d’autres adolescents et jeunes adultes tentent d’approcher cette Asie lointaine. Boulevard de Strasbourg, à Roubaix, une pagode est en chantier. Les bouddhistes laotiens vont enfin avoir leur propre salle de prière. « On espère que la pagode attirera les jeunes et donnera une nouvelle vie à la communauté », confie le bonze Richard Xavanna. Il dit compléter l’éducation des parents, qui transmettent peu la culture lao à leurs enfants. «Des jeunes catholiques viennent aussi assister aux cérémonies, aux côtés des bouddhistes. Ils ressentent le besoin de se ressourcer, d’apprendre leurs traditions et de connaître leurs racines.» Un constat partagé dans la communauté vietnamienne. «Ici, beaucoup de jeunes vietnamiens se tournent vers le bouddhisme, même ceux dont les parents sont chrétiens», explique Anh Uyen, secrétaire général de l’Association bouddhique Hô Quôc de Roubaix. A leur arrivée dans le Nord, il y a trente ans, certains parents réfugiés s’étaient en effet convertis au christianisme au contact des catholiques qui les ont accueillis. La deuxième génération née en France, même quand elle est bien intégrée, a besoin d’autre chose : savoir d’où elle vient, partir à la recherche de son identité, restée là-bas, en Asie.
“Notre histoire nous a enfin été transmise complètement”
Solyanna Poeung, élue miss Cambodge en France en 2010, a saturé son baladeur de chansons khmères. Elle va aussi à la pagode, et cuisine des plats cambodgiens. Elle vit «à fond le fait d’être cambodgienne ». Cette fierté identitaire, la jeune fille de 22 ans la tient son premier voyage au Cambodge, en 2006. «Elle a touché la terre de ses mains. Elle a dit toute émue : c’est ici, mon pays », explique sa maman, française d’origine italienne, mariée à un asiatique. En France, elle ne pense qu’à une chose : retourner là-bas. Elle a refait depuis cinq voyages. Des voyages qui lui ont permis de trouver des réponses à des questions qu’elle n’avait pas trop osé poser à son père. « Il était jeune quand il a dû quitter le pays, pour survivre. Comme d’autres réfugiés, il a perdu les siens pendant la guerre. Il n’a pu retrouver que son frère.»
Anousone et sa sœur Thatsaphone ont la trentaine. Jusqu’à l’été dernier, ils n’avaient jamais mis les pieds au Laos. «Nos parents nous ont beaucoup parlé de leur pays et nous ont donné envie de le connaître.» Là-bas, à travers le récit de proches restés au pays, ils découvrent une face sombre de leur histoire. «Nos parents nous avaient toujours parlé des belles choses du Laos. On nous a raconté les emprisonnements, les massacres. On s‘est pris une claque en découvrant la réalité.» Mais, désormais, les deux jeunes sont plus apaisés. Ils savent d’où ils viennent. Mais aussi pourquoi ils sont en France. Ils se sentent bien là où ils vivent, à Lille. Leur double identité, ils l’assument complètement. Français, fils de réfugiés, sans être tout à fait laotiens, puisqu’ils parlent à peine la langue. Même si ici, on les prend pour des étrangers. “Au Laos c’était la même chose, nous étions vus comme des touristes français ! »
Très croyants, les deux laotiens se sont engagés auprès des jeunes de leur communauté catholique. Pour sauvegarder la culture lao. Une fois par mois, à Mons-en-Baroeul, un prêtre célèbre la Messe dans leur langue. Thatsaphone se marie l’année prochaine : elle tient à ses deux cérémonies, l’une à l’église, l’autre dans les traditions laotiennes. A son tour, elle transmettra l’histoire de son pays à ses enfants. “On leur apprendra ce qui ne se sera pas évaporé, et nos parents nous aideront !”
Auteurs: Chansophea Ung, Noémie Bertin et Trésor Kibangula
Cette année, le Nouvel An chinois tombe le 3 Février 2011. Les communautés chinoises, coréennes et vietnamiennes célèbrent la fête du printemps, le passage à une nouvelle année. 2011 sera placée sous le signe du lapin, une année plus paisible après le tigre et ses rugissants conflits.
A Paris, on le célèbre le 6 février. Le traditionnel défilé du dragon anime les rues de Chinatown dans le 13ème depuis plus de vingt ans. Pour la première fois, il s’installe aussi à Belleville dans le 19ème arrondissement, où les associations soutenues par les mairies se sont mobilisées pour attirer du monde dans le quartier.
14h, une foule métissée s’est amassée à la sortie du métro Belleville. Beaucoup d’enfants juchés sur les épaules de leurs parents tendent le cou. Le dragon arrive, soutenu aux ossatures par ses hommes en jaune et rouge, couleurs de fête.
Ils prennent place dans le cortège, se laissent photographier, discutent. Tout le monde semble attendre le départ. “Alors?”, s’interrogent des spectateurs. “Ca n’est pas bien organisé”, se plaint une dame. On distribue aux jeunes qui défilent des brassards Sécurité, puis aux moins jeunes, puis aux enfants. On parlemente, les hommes-dragons éloignent la foule. Premier coup de tambour, le départ est lancé. Le dragon ondule sur ces rythmes sourds puis s’éloigne le long du boulevard.
Autour, la fête est aussi commerciale. Western Union, aux couleurs de l’Asie, a planté sa tente. La compagnie de transfert d’argent fait sa pub en distribuant des calendriers. En face, des jeunes en bleu vantent les mérites d’une carte de téléphone.
Pas de traces du dragon. On l’attend, il va repasser. C’est l’heure d’aller manger. De nombreux promeneurs partent à la recherche d’un restaurant. Rue de Belleville, les odeurs de de fritures et de rôtisseries titillent le palais. Complet. On fait la queue à l’entrée, les filent s’allongent. Quand on a enfin trouvé la perle rare (ou la perle de Chine), déception, le restaurant ne sert pas de “jiao zi”, les fameux raviolis chinois confectionnés spécialement pour l’occasion. L’attente est longue, le patron trottine entre les tables, il faut crier fort pour ne pas se faire oublier. Beaucoup de non-asiatiques ici, “les vrais” mangent à la maison où ils dégustent de bons raviolis en famille.
Retour sur le boulevard. Le dragon réapparaît, un peu plus essoufflé. Des animations se mettent en place sur l’estrade centrale. Des cordes mélodieuses résonnent. Un fort beau jeune homme joue les ensorceleurs avec sa boule de cristal flottante. Puis un homme aux traits de héro de films de kung-fu offre à la foule une démonstration de sabre. Derrière eux, une gracieuse poupée au costume traditionnel ondule. Puis, sans transition, une chorale et son guitariste interprètent un joyeux We will rock you. La rapport avec le Nouvel An chinois n’est pas évident, mais les spectateurs semblent apprécier.
A l’institut Belleville de la CFDT, une exposition gratuite d’art chinois attire les curieux. On y assiste à une démonstration de calligraphie et l’on peut y contempler quelques photos et tableaux, dont certains assez kitsch. Le soleil décline, la fête prend fin. En Asie, elle durera encore deux semaines, le temps de visiter la famille, d’offrir les étrennes dans leur enveloppe rouge aux enfants et d’épuiser les stocks de pétards.
Pour un décryptage du Nouvel An par la Mairie de Paris, c’est ici.
Le sujet de la conférence renvoi à l’inquiétude ressentie par l’Occident face à la montée en puissance de la Chine. La conférence est animée par le général (s2) François Torres à la Maison de l’éducation permanente de Lille. Il participe à la mission LEDS lancée par la municipalité de Lille au sein d’un pôle de réflexion sur les problématiques de défense et de sécurité européennes. Il a passé une grande partie de son servie en Asie : en Chine, en Corée et au Cambodge.
Le général dit se méfier des généralisations à propos de la Chine, ouf! La Chine nous fait peur, nous fantasmons l’invasion des bridés entraînant notre déclin et cette panique morale est alimentée par certains médias aux titres ravageurs. Alors, la Chine va-t-elle nous manger en ravioli? D’après le général, la Chine aussi est inquiète.
Les fondamentaux de la Chine
Espace
Sur plus de dix grandes catastrophes naturelles, cinq sont survenues en Chine (1556, 1887, 1920, 1931, 1976).
Le Nord du pays manque d’eau, surtout dans les grandes villes de Pékin, Tianjin, car l’eau est acheminée du sud vers le nord.
La Chine importe 700 000 tonnes de pétrole chaque jour à des pays “sympas” : 1 Angola, 2 Arabie Saoudite, 3 Iran, 4 Russie, 5 Libye.
L’importation de fer a considérablement augmenté, 13 milliards de $ y sont consacrés par mois.
Poids démographique
La Chine a toujours été le pays le plus peuplé au monde. Dans trente ans, elle sera dépassée par l’Inde.
La Chine est jeune : 30% de la population a moins de 25 ans, ce qui fait 5 actifs pour 1 retraité.
10 millions de chinois sont très riches, 100 millions représentent une classe urbaine aisée, 350-500 millions sont la masse consommatrice, 650-700 millions sont des paysans aux revenus qui augmentent lentement, 200-250 millions sont des “mingongs”, des paysans partis travailler à la ville avec un permis de déplacement à l’intérieur des terres.
En 2040, la Chine comptera 300 millions de vieux, elle sera vieille avant d’être riche.
En 2025-2030, 1 million de chinois vivront dans des villes alors qu’aujourd’hui, la moitié de la population reste rurale. Cela deviendra un défi du point de vue des infrastructures : logement, routes, système de santé…
Système politique
Un système d’essence léniniste, opaque, avec une hierarchie verticale. Le PC est organisé en un système pyramidale avec à sa tête, le comité permanent du bureau politique compte 9 personnes, le bureau politique en compte 25, puis le comité central est composé de 350 personnes.
Le PC se réunit tous les 5 ans, le prochain congrès du PC est prévu pour 2012. Il réunit les élites : gouverneurs de provinces, cadres locaux et 10 centres de recherches parmi lesquels l’Académie des sciences sociales et l’École centrale du parti. Ces centres sont chargés d’alerter et faire remonter les problèmes. Les grandes entreprises et les universités entrent aussi dans le processus de décision.
Le parti a co-opté la classe moyenne qui critique le PC sans pour autant constituer une opposition, ce qui fût le cas de la bourgeoisie du 19 ème siècle. Rappelons que le système est hérité du communisme mais aussi de l’histoire féodale, au 2 ème siècle avant J.C, avec la mise en place d’un système administratif centralisé par l’empereur Qin.
Une part de la société civile nouvelle réclame des réformes politiques à l’instar de Liu Xiaobo, signataire de la charte 08 pour la démocratie, emprisonné depuis 2009. Le premier ministre Wen Jiabao souhaite aussi ces réformes.
Industrialisation
A la conquête de l’espace, la Chine, met en place son propre système de GPS pour concurrencer celui des Etats-Unis dont elle dépend encore. Elle développe aussi un projet pour l’exploitation des minerais sur la Lune.
Elle investit aussi dans le secteur des transports. En aviation, la Chine va lancer son moyen courrier afin de concurrencer Airbus et Boeing. Également en projet : un TGV de 350 km/h.
La Chine développe aussi ces centrales électriques. Elle va investir dans le nucléaire civil, elle a passé des contrats avec Aréva.
L’agence Pan Yue pour la protection de l’environnement, dénonce les méfaits de l’industrialisation sur l’environnement.
Priorité 1 : Développement des ressources pour la population / Stabilité sociale et politique
Histoire
La clé de l’idéogramme de la Chine signifie “empire du milieu”. L’empereur, les chinois, se sont toujours considérés comme un empire central.
La guerre de l’opium, les occidentaux ont forcé le commerce de pavot pendant 130 ans. En 1911, les valeurs se sont effondrées, les intellectuels sont devenus plus cyniques, la religion confucianiste a perdu en influence.
En 1921, le parti communiste naît. Il bat le parti nationaliste de Chiang Kai-Check en 1949. En 1976, Mao prend le pouvoir. Les grands dirigeants sont martyrisés par Mao. Lors de la guerre contre l’Inde en 1962, la Chine rompt ses relations diplomatiques avec l’URSS. La Chine se retrouve isolée, elle conserve des relations avec certains pays d’Asie du sud-est, d’Amérique du Sud et d’Afrique. Les occidentaux ont considéré la Chine comme ayant participé à la victoire de la Seconde guerre mondiale car elle a vaincu le Japon.
Priorité 2 : Protéger l’indépendance / Résister aux pressions étrangères
Une des stratégies de la chine, c’est d’aller chercher les technologies ailleurs. Il y a peu de capitaux étrangers en Chine, le monde entier n’investit pas en Chine! L’ouverture de la Chine aux étrangers est récente. En 1992-1995, le pays signe des accords stratégiques et accepte de stopper sa prolifération nucléaire.
n 1975, Zhou Enlai lance les quatres modernisations : industrie, agriculture, science et technologie et défense. Son programme est repris par Deng Xiaoping. Il a vécu en France, a travaillé chez Renault. Il entre au PC en 1924. Il subit des humiliations par Mao à plusieurs reprises. Pendant le révolution culturelle, sa famille sa famille est attaquée. De là, il a nourri un rejet des radicaux. C’est un homme pragmatique.
La Chinafrique
La Chine s’implante en Afrique car elle ne fait pas d’ingérence. Elle s’implique pas dans les affaires politiques. En 2002, le FMI consent à préter de l’argent à l’Angola sous deux conditions : rénover les structures sociales et mettre en place une comission anti-corruption pour eviter que l’argent du pétrole n’aille dans la poche des dirigents. La Chine est arrivée avec 2 milliards de $ et le FMI est aprti.
L’ influence de la Chine en Asie ?
La Chine a beaucoup d’instituts Confucius dans les pays où elle a peu d’investissements comme aux Etats-Unis. En Asie du Sud-Est, elle reste derrière l’Union Européenne, le Japon et les Etats-Unis en matière d’investissements. Elle s’implante difficilement en Asie centrale où il y a une rémanence de l’influence russe. La Chine a signé des accords de libre-échange avec le Sud-Est et des échanges avec la Russie.
La Chine est la première puissance asiatique. Elle fait partie des 6 pays dialoguant avec la Corée du Nord en faveur de sa dénuclérisation, cependant, elle éveille la méfiance en Asie. En 1992, elle avait réclamé une zone énorme de la mer de chine s’attirant le courroux du Vietnam. Depuis la guerre chino-indienne, la Chine conteste toujours deux portions de territoire à l’Inde qui a ajouté 30 000 hommes à la frontière de l’Arunuachal Pradesh.
Elle prône le modèle du ”consensus de Pékin” : un système autoritaire est plus efficace pour sortir de la crise économique.
En 2001, la Chine est entrée à l’OMC. En 2008, elle a organisé les JO, puis l’exposition universelle en 2010. C’est la troisième puissance votante au FMI.
Priorité 3 : Prendre la place qui lui revient dans le monde
La Chine face à ses propres défis
L’occident a une vison négative de la Chine taxée d’arrogance, on lui reproche de vouloir recréer le mythe d’une puissance centrale. Mais l’inquiétude vient aussi du côté chinois. La Chine doit relever énormément de défis : elle doit renouveller son secteur industriel, faire face au vieillissement, à la surconsommation d’énergie. Rappellons qu’elle en consomme trois fois plus que l’Inde, six fois plus que les pays européens et sept fois plus que les Etats-Unis.
Le shéma de développement de la chine est calqué sur celui des pays occidentaux et ce rythme qui rime avec consommation va s’accélérer. Il y a 85 millions de voitures en Chine. En 2020, elle en comptera 200 millions. Les conflits d’intérets deviendront des conflits.





